Comment est-ce que je remarque que...?

Toutes les substances nocives déploient leurs effets dans le cerveau de l’être humain. Elles y sont transportées à travers la circulation sanguine. Les substances atteignent le sang de différentes manières: la fumée de haschisch passe à travers les poumons, les drogues synthétiques passent par les voies digestives, la prise de cocaïne passe par les muqueuses nasales et l’héroïne s’infiltre, entre autre, directement dans les voies sanguines, par injection.

L’utilisateur de stupéfiants se sert souvent de certains outils.

Selon la substance utilisée respectivement la forme de prise, des aides les plus variées se trouvent en possession des dépendants. Celles-ci peuvent être:

En cas de haschisch:

  • Matériel de fumée: Bong, pipe, pipe à eau, Shillum (Appareil spécial pour fumer le haschisch, en bois rainuré ou similaire ou formé en argile) ainsi que d’autres appareils faits maison.
  • Cigarettes de haschisch (Joint).
  • Bâtonnets d’encens, pour couvrir l’odeur de haschisch.
  • Pèse-lettre, pour pouvoir peser les unités de consommation.
  • Récipients de conservation (p.ex. boîtes à pilules, boîtes à pellicules).
  • Papier d’aluminium, pour emballer les portions de haschisch.

En cas de drogues synthétiques:

  • Pilules.
  • Récipients contenant des substances poudreuses inconnues.
  • Capsules, gélules.
  • Récipients de conservation.

En cas de LSD

  • Petits récipients de conservation.
  • Matériel d‘emballage, p.ex. petits morceaux de papier aluminium, ruban adhésif.

En cas de cocaïne:

  • Papiers en aluminium pliés, dans lesquels la cocaïne est emballée.
  • Réservoirs de conservation de la cocaïne.
  • Petit trousseau de cocaïnomane, contenant: miroir, lame à raser, canule d’inhalation.
  • Boîte de conservation, seringue.
  • Canule d‘inhalation (en métal, verre, plastique).
  • Petite cuillère de cocaïnomane.

En cas de crack:

  • Petites boîtes de conservation.
  • Pipes spéciales.

En cas d’héroïne:

  • Papiers pliés, enveloppes en papier aluminium ou cellophane, dans lesquels l’héroïne ("Hits") est emballée.
  • Seringues en verre ou en plastique à usage unique (cette indication ne vaut pas pour les malades, qui doivent régulièrement s’injecter leur médicament, p.ex. les diabétiques).
  • Cuillères rouillées, dans lesquelles l‘héroïne est réchauffée.
  • Briquets pour chauffer la substance.
  • Tampons en coton ou filtres de cigarettes arrachés par lesquels l’héroïne liquide devrait être absorbée et purifiée.
  • Ruban, ficelle, lanière, sangle en caoutchouc ou similaire pour resserrer la veine avant l‘injection.
  • Pour certaines variantes très dangereuses d’héroïne, l’injection directe de la drogue dans les veines n’est plus nécessaire. Cette héroïne peut être tout aussi bien inhalée ou prisée. Dans ce cas, on ne trouve pas non plus la panoplie suspecte comme la "cuillère à fix" rouillée ou la seringue.

Par ailleurs, on peut souvent trouver chez les consommateurs de tous genres de drogues:

  • Ordonnances.
  • Pilules d’origine inconnue.
  • Montants d’argent de provenance inconnue.
  • Appareils (radio, appareil de photo ou similaire) d’origine inconnue, que le dépendant s’est procuré à l’occasion d’infractions et avec lesquels il finance son acquisition de drogue.
  • Manque d’argent et dettes d’origine inconnue.
  • Disparition d’objets de valeur ou de décoration, dont l’argent de la vente servira à acheter de la drogue.

Le dépendant conserve ces objets généralement dans des lieux proches (chambre, voiture). Ils y sont dissimulés, pour ne pas éveiller la suspicion des autres membres de la famille. Il arrive toutefois qu’ils soient malencontreusement jetés à la corbeille. Si le dépendant se doute d’une descente de Police, d’une perquisition, les objets suspects peuvent être cachés dans la chambre d’un membre de la famille ou dans des pièces adjacentes (grenier, cave, chambre des parents, toilette).

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