C’est dans le cadre de la coopération policière internationale, qu’à partir du 7 mai 2026, des patrouilles composées de membres de la Police grand-ducale et de membres de la Poliția Română, seront présentes notamment dans les rues de la capitale et d’autres localités.
Au nombre de deux, les policiers roumains travailleront principalement à partir du commissariat Ville-Haute, où ils viendront renforcer les patrouilles de la Police locale. La mission de ces patrouilles conjointes est essentiellement la collecte d’informations qui seront transmises le cas échéant aux autorités judiciaires, afin d’entamer d’éventuelles enquêtes dans les contextes de la traite des êtres humains et/ou de la mendicité organisée. Cette collaboration entre les deux pays est prévue pour une durée de 6 mois, renouvelable, et est régie par le traité de Prüm. Un arrangement administratif respectif fut signé le 5 mars 2026 par le ministre des Affaires intérieures, Léon Gloden, et son homologue roumain, Marian-Cătălin Predoiu.
De manière pratique, la langue de communication sera le Français, et les agents porteront leur tenue réglementaire nationale, dans d’autres mots, l’uniforme de la Poliția Română. Cependant, ils ne seront pas armés. En effet, le recours à la force, y compris à la contrainte physique par les agents roumains est limité à la légitime défense et à la défense légitime des membres de l'équipe ou d'autrui, conformément à l'article 416 du Code pénal luxembourgeois.
Les deux agents de police roumains sont présents sur le territoire du Luxembourg depuis le 4 mai dernier, et ont été accueillis à la direction régionale de la Capitale, où ils se sont familiarisés avec leurs nouveaux co-équipiers, les locaux et les procédures internes avant d’entamer les premières patrouilles conjointes le 7 mai.
Le traité de Prüm
Également appelé « Schengen III » ou « Schengen plus », le traité de Prüm a été signé le 27 mai 2005 à Prüm, en Allemagne, par les premiers pays signataires de Schengen (Luxembourg, Allemagne, France, Pays- Bas et Belgique) rejoints par l’Espagne et l’Autriche. D’autres pays membres, dont entre autres la Roumanie (2009), ont adhéré ultérieurement au traité. Ce dernier renforce la coopération transfrontalière en matière de police, notamment dans la lutte contre : le terrorisme, la criminalité organisée et l’immigration illégale.
Il prévoit ainsi, l’échange de données génétiques, d’empreintes digitales et de données à caractère personnel, la constitution de patrouilles policières communes ainsi que d'autres formes d'intervention (assistance lors d'événements de grande envergure, vols communs d'éloignement, etc.).